Reinhardt Wagner - Mon petit doigt m’a dit

Reinhardt Wagner – Mon petit doigt m’a dit 4.90€ A télécharger
  • Référence FGL : : PL 050493
  • Référence distributeur : : 4773562
  • Code-barres EAN 13 : : 0724347735622
  • Code prix : : CPFG010
  • Image haute définition (935 Ko)
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TITRES
PRESENTATION

Mon petit doigt m’a dit est un film pictural qui raconte l’énigme posée par un tableau. Lequel représente une vieille maison mystérieuse… que l’héroïne, Prudence, va essayer de localiser. Quand elle la retrouve, elle n’y pénètre pas par la grille principale mais par la porte-arrière, celle du parc. Là, elle découvre des animaux singuliers, une femme habillée en sorcière… A ce moment précis, Prudence est physiquement entrée dans le tableau. Nous sommes alors au cœur du film, c’est-à-dire à l’intérieur de cette toile, dans la noirceur cachée des visages, des paysages. Bien évidemment, il fallait que la musique accompagne ce basculement, ce passage vers un monde parallèle.

J’ai commencé à penser musique dès le travail sur le scénario. J’ai contacté mon ami Reinhardt Wagner, qui avait collaboré à La Dilettante, Mercredi, folle journée, sans compter une série de spots publicitaires avec chansons… J’aime sa générosité, son humour débonnaire, son hédonisme. Imperceptiblement, je sentais que Mon petit doigt m’a dit devait être guidé par une comptine entêtante, répétitive, aux portes du fantastique. Reinhardt m’a alors proposé un thème. Sans avoir une oreille particulièrement musicale (je préfère la mélodie des mots à celle des notes), je parviens assez bien à déceler ce qui accroche la mémoire.

J’ai aussitôt mémorisé sa comptine… comme on peut mémoriser une chanson de colonies de vacances. Mieux, je l’ai intégrée organiquement au scénario : tante Ada siffle la comptine avant de mourir, Prudence la reprend devant ses petits-enfants, le vieil orgue familial s’en empare à son tour, ce qui déclenche le mécanisme libérant les lettres de la tante disparue… Ce thème laisse, j’espère, une forte impression au spectateur. Ses harmonies grincent, créent une sorte de trouble. C’est une comptine qui ramène autant à l’enfance qu’aux peurs de l’enfance.

Par ailleurs, le récit exigeait une chanson pour souder la complicité du couple formé par Prudence et Bélisaire. Dans Les Maris, les femmes, les amants, j’avais utilisé le célèbre air de Nadir des Pêcheurs de perles de Bizet… dans une séquence finalement coupée au montage. Madeleine Béjart disait à Molière : « N’hésitez pas à puiser dans vos idées antérieures ! » Sans vouloir établir de comparaison, j’ai procédé comme beaucoup d’auteurs, de la même façon. J’aime le lyrisme des Pêcheurs de perles qui, dans le film, devient l’emblème musical de ce couple d’égoïstes triomphants. Ils interprètent la chanson en duo, avant qu’elle ne revienne au gré de l’action, sous de nouveaux habits orchestraux. Un peu comme s’il y avait deux pôles : l’un solaire et sentimental avec ces Pêcheurs, l’autre troublant et presque maléfique avec la comptine. Ce qui résume bien le statut de Mon petit doigt m’a dit, film en équilibre entre plusieurs tons et plusieurs genres : comédie, policier, fantastique. D’emblée, la partition se range du côté du polar, de l’onirisme, de la mélancolie, pas de l’humour. Car à mon sens, la musique n’est pas naturellement comique, elle sied davantage à la nostalgie, à l’inquiétude, au drame.

Il y a dans Mon petit doigt m’a dit sans doute plus de musique que dans n’importe lequel de mes films précédents. Le “film de genre” amène aussi une écriture plus orchestrée, plus symphonique. On est moins dans la registre de la variété, davantage dans celui de Bartok ou Herrmann, réinventés par Wagner (Reinhardt). De tous les compositeurs avec lesquels j’ai eu à travailler, Reinhardt est certainement le meilleur mélodiste. C’est un musicien raffiné, un héritier de la tradition mélodique française, un descendant de Déodat de Séverac ou Jean Françaix. Chez lui, la mélodie est toujours en avant, elle n’est jamais péniblement savante, ni étouffée par l’orchestration… En plus, Reinhardt vous offre son humanité, sa joie franche, sa disponibilité. Il était présent au scénario, au tournage, aux rushes, au montage. Pour moi, c’est la première fois qu’un compositeur accompagne chaque étape de la création. Wagner s’est fondu au film, tout comme sa musique s’est fondue aux images. Regardez la séquence de la fête villageoise : sa valse est une musique de source qui se métamorphose en musique de film…

J’ai enfin gardé un très bon souvenir de l’enregistrement, avec l’orchestre du trompettiste Thierry Caens, la Camerata de Bourgogne. La séance s’est déroulée à Dijon, dans une chapelle désaffectée. Finalement, on n’était pas loin de ma manière de tourner : la province, l’insolite, des talents spontanés. Là, je me suis aperçu que Reinhardt Wagner avait réussi l’une de ses meilleures partitions. Ecoutez-là en fermant les yeux. A votre tour, elle vous guidera à l’intérieur du tableau.

Interprétée par la Camerata de Bourgogne Direction artistique : Thierry Caens Direction d’orchestre : Jean-Louis Forestier Orchestrations : Reinhardt Wagner / Thomas Roussel Enregistrement : Chapelle Carnot, Dijon Ingénieur du son : Robert Verguet Mixage : Studio Merjithur Ingénieur du son : Eric Chevallier

Chorale Catalpa 13, dirigée par Claire Marchand Piano : Karine Belance Ingénieurs du son : Thierry Lebon / Eric Chevallier Plages 38 / 39 : Céline Bouard / Reinhardt Wagner, chant Luc Detraz, contrebasse Bernard Leonardi, guitare Sébastien Pricaz, accordéon Caroline Zviebel, violon

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