Jean Gabin - L’intégrale des musiques de films de Jean Gabin

Jean Gabin – L’intégrale des musiques de films de Jean Gabin 12.90€ A télécharger
  • Référence FGL : : SI040210
  • Référence distributeur : : 5983482
  • Code-barres EAN 13 : : 0724359834825
  • Code prix : : CPFG047
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TITRES
PRESENTATION

En compressant cinquante ans de cinéma en plus d’une heure de musique, le programme de la présente anthologie prouve que le mythe Gabin n’est pas fait d’un seul bloc mais, bien au contraire, recoupe plusieurs types de personnages que le comédien a successivement incarnés. Le Gabin des années trente, par exemple, symbolise un certain idéal populaire, celui du légionnaire, du prolétaire intègre et taciturne poursuivis par la fatalité. Cette facette est parfaitement illustrée par Pépé le Moko ou La Belle équipe, dans l’issue pessimiste annonce déjà la défaite du Front Populaire. L’Après-Guerre impose une nouvelle image de Gabin, soit celle du truand vieillissant, soit celle du notable, de l’homme arrivé et respectable (l’avocat d’En cas de malheur). On lui confectionne sur mesure des personnages de ce type qu’il excelle à interpréter, sans toutefois justifier l’opposition caricaturale souvent entendue : "Au début de sa carrière Gabin est le personnage. A la fin, Gabin est Gabin.". Un seul long-métrage résume à lui seul cette évolution : La Traversée de Paris de Claude Autant-Lara. Au fil du film, on découvre que Grangil n’est pas, à l’inverse de Martin-Bourvil, un homme du peuple mais un artiste-peintre renommé, un intellectuel, ce qu’il lui permet de soutenir le dialogue avec un officier allemand et surtout, d’éviter le même sort que son malheureux coéquipier. En un mot, à travers ses personnages, Gabin a bénéficié de la plus belle promotion sociale du cinéma français. La transition entre la fin des années cinquante et les années soixante accentue la tendance. Du truand vieillissant (Touchez pas au grisbi, Le Cave se rebiffe, Mélodie en sous-sol) à la figure mondaine sur le retour (Le Baron de l’écluse, Le Gentleman d’Epsom), en passant par le commissaire Maigret (trois films entre 1957 et 1963), Gabin fonctionne désormais sur une autorité paternelle, un charisme massif et des coups de gueule en rafale. Peu à peu, le comédien devient le pivot autour duquel s’organise la vie du film. Scénarios et dialogues sont écrits sur mesure ; partenaires, metteur en scène et techniciens sont sélectionnés par rapport à la personnalité de la vedette. On parle des films "de" Gabin en oubliant souvent qu’ils sont réalisés par des artisans habiles et consciencieux (Grangier, Delannoy ou de La Patellière), auxquels il est juste de rendre hommage. S’ils ont connu des fortunes diverses, leur travail est globalement très estimable, voire inspiré si l’on se réfère à quelques œuvres âpres, pleines de noirceur et d’inquiétude (Le Sang à la tête, Maigret et l’affaire Saint-Fiacre). Raconter musicalement Gabin, c’est aussi résumer cinquante ans de musique de films, de Fréhel au jeune Philippe Sarde (vingt-trois ans à l’époque du Chat), de la chanson réaliste aux rythmes pop du binôme Gainsbourg / Colombier. La simple écoute de certains thèmes suffit à chatouiller la mémoire, comme le fameux Grisbi de Jean Wiener, emblème musical du Gabin quinquagénaire et de la série noire à la française. En quelques notes, l’harmonica ressuscite la mythologie du Paris des années cinquante, celui du pavé mouillé, de la place Pigalle et des mauvais garçons. Entre Archimède le clochard et Le Jardinier d’Argenteuil, les autres partitions exhalent un parfum de nostalgie populiste, déclinée en thèmes du souvenir, javas et valses des faubourgs. Dans l’univers du polar, deux tendances semblent se dessiner : d’un côté, la froideur symphonique de Maigret et l’affaire Saint-Fiacre, de l’autre, l’influence du jazz (Mélodie en sous-sol, Du rififi à Paname) qui favorise le rapprochement avec la série noire américaine. Toutes ces compositions originales sont dues à de grandes figures de la musique au cinéma : Maurice Jaubert, Jean Wiener, Michel Legrand, Michel Magne et Jean Prodromidès, qui a bien voulu apporter son témoignage sur les trois "Gabin" dont il a signé les partitions, complété par celui du cinéaste Georges Lautner. Enfin, le Maintenant je sais de Jean-Loup Dabadie et Philip Green conclut logiquement le programme de ce volume : en 1974, avec cette chanson en forme de bilan, le vieux lion parachevait sa carrière sur une touche de sérénité et de sagesse. Il devait décéder quelques mois plus tard, le 15 novembre 1976.

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