Maurice Jarre - Anthologie 80ème Anniversaire

Maurice Jarre – Anthologie 80ème Anniversaire 13.80€ A télécharger
  • Référence FGL : : PL 050287
  • Référence distributeur : : 8645992
  • Code-barres EAN 13 : : 0724386459923
  • Code prix : : CPFG051
  • Image haute définition (312 Ko)
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TITRES
PRESENTATION

Palais de Chaillot, printemps 1951, à l’issue d’une représentation du Prince de Hombourg de Von Kleist, monté par Jean Vilar, créateur et inlassable animateur du Théâtre National Populaire. Un spectateur s’approche du compositeur de la troupe : ‘’Accepteriez-vous de mettre en musique un court-métrage que je viens de réaliser ?’’ Réponse hésitante : ‘’Je suis désolé, je n’ai jamais écrit pour le cinéma ! -Et bien justement, voilà une bonne occasion de commencer !’’ Le spectateur s’appelle Georges Franju, le compositeur Maurice Jarre. Le court-métrage en question, Hôtel des Invalides, est historiquement le tout premier film à porter sa signature. Une centaine d’autres suivront. Ce soir-là, Maurice Jarre avait rendez-vous avec son destin.Par un bel enchaînement, la musique de scène fait ainsi glisser Jarre vers la musique de film. Pendant plusieurs années, le court-métrage le forme techniquement à la composition pour l’image, avant La Tête contre les murs en 1958, première incursion dans le long-métrage, partagée avec le fidèle Franju. Agressivité rythmique, percussions au vitriol, accords dissonants : d’emblée, Jarre pousse la violence de son écriture aux portes de la folie. ‘’Franju était ouvert à toutes les formes d’expérimentation sonore”, explique le compositeur. Par exemple, le thème Enterrement à l’asile est écrit pour un banjo désaccordé et un piano démonté, à l’intérieur duquel j’ai fait sonner de vieux carillons d’horloges. On obtenait des vibrations vraiment étranges, d’un apport insolite à l’image. N’importe quel metteur en scène traditionnel m’aurait dit : “Mon pauvre Maurice, vous êtes complètement cintré !” Franju, au contraire, s’enthousiasmait : plus c’était extravagant, plus il était ravi. Sa confiance m’autorisait une totale liberté dans mes recherches orchestrales. Ce qui n’a rien d’étonnant : en vrai anarchiste, il n’appartenait à aucune chapelle, ne fréquentait ni les milieux du spectacle, ni l’establishment cinématographique.’’

L’axe Franju est déterminant dans la période française de Maurice Jarre, culminant avec Les Yeux sans visage, film-funambule entre cauchemar éveillé et horreur clinique. On peut aussi mentionner le premier flirt du tumultueux Jean-Pierre Mocky avec la mise en scène (Les Dragueurs), Frédéric Rossif avec Les Animaux ou Mourir à Madrid, à l’en voûtant concerto pour deux guitares, ou encore Marcel Camus qui tente le coup d’un Orfeu Negro cambodgien avec L’Oiseau de paradis. De quoi galvaniser la créativité de Jarre : le Conservatoire a vissé sa passion pour les musiques ethniques, l’un des fils rouges de son travail pour le cinéma.

Un autre aspect mérite d’être souligné : la griffe de Jarre semble indissociable des luxueuses évocations de la Seconde Guerre Mondiale. D’un côté, le Débarquement avec Le Jour le plus long, la Libération avec Paris brûle-t-il ? ; à l’autre extrémité du conflit, la débâcle de 1940 avec Week-end à Zuydcoote, un Verneuil des grands jours, où l’opulence du casting rivalise avec celle de la reconstitution. Maurice Jarre bordure alors les quarante ans. Ce sera son dernier film français avant l’exil californien. Week-end à Zuydcoote ou l’antichambre d’Hollywood ? ‘’Tout dépend de la façon dont on définit Hollywood et une antichambre !, répond le compositeur dans un sourire. Mais c’est vrai, Zuydcoote nécessitait une musique en Cinémascope, selon la formule d’Henri Verneuil. D’ailleurs, en France, on m’a rarement autorisé un effectif aussi conséquent. J’ai cherché à exprimer la brutalité de la guerre, le romantisme triste de l’histoire d’amour et, à travers la marche, le côté charismatique, positif du personnage de Belmondo. Dans le contexte du cinéma français, c’était une production lourde qui m’a servi de passeport pour certains films américains.’’

Voilà donc treize années de musique pour l’image compressées en soixante-quinze minutes. Maurice Jarre ne sera peut-être pas d’accord : cette période fondatrice est l’une des plus singulières de son foisonnant parcours cinématographique. Sans doute parce que les contraintes économiques stimulent son inspiration, l’aiguillent vers des échafaudages inouïs, des combinaisons orchestrales bizarroïdes, d’où émergent les timbres d’instruments fétiches : banjo, clavecin, piano mécanique ou ondes Martenot. Il y a un ‘’son Jarre’’ typique de cette époque, scellé aux rythmes de valses cassées, boiteuses, obsessionnelles, proches du malaise. En l’espace d’une poignée de films, dont plusieurs joyaux noirs signés Franju, Maurice Jarre s’impose comme un compositeur de la poésie et de l’étrange.

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