Marco Beltrami - Dans la Brume Electrique

Marco Beltrami – Dans la Brume Electrique 9.99€ A télécharger
  • Référence FGL : : PL0904155
  • Référence distributeur : : PL0904155
  • Code-barres EAN 13 : : 3700403501735
  • Code prix : : CPFG030
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TITRES
PRESENTATION

Bertrand Tavernier : «Marco Beltrami est l’une des grandes rencontres de Dans la brume électrique.»

Depuis plusieurs années, je tourne des films sur des personnages qui vont très vite, qui se lancent corps et bien dans des actions épuisantes, dévorantes. Même s'ils traversent des périodes de doute, de découragement... En ce sens, Dave Robicheaux, incarné par Tommy Lee Jones dans Dans la brume électrique, est un cousin américain de Philippe Noiret dans La Vie et rien d’autre, Philippe Torreton dans Ca commence aujourd’hui ou Jacques Gamblin dans Laissez-passer. Sur ces caractères, j'attends une musique qui, sans faire pléonasme, épouse leur mouvement. Le compositeur a pour mission de traduire cette absence de résignation. En l’occurrence, pour Dans la brume électrique, le choix de Marco Beltrami a été immédiat : j’avais vu le film mis en scène par Tommy Lee Jones, Trois enterrements, et découvert la puissance de son écriture. Mon producteur américain, Michael Fitzgerald, a aussitôt réagi avec enthousiasme : aux Etats-Unis, parmi la nouvelle génération de compositeurs pour l’image, Marco est perçu comme l’un des rares ayant l’étoffe d’un Alex North, d’un Jerry Goldsmith, dont il a d’ailleurs été l’élève. Je l’ai rencontré très en amont, pendant l’élaboration de la première version du scénario. Ce qui l’a étonné, sinon touché : «D’ordinaire, on me contacte quand le film est monté et pré-mixé, en m’accordant généreusement trois semaines pour écrire dans l’urgence une heure de musique !» Il a été stimulé par le fait d’être intégré d’emblée à l’aventure, de pouvoir ainsi mûrir ses idées. Très rapidement, il a commencé à se documenter sur la musique cajun, il a fait un voyage en Louisiane de sa propre initiative, notamment pour rencontrer des musiciens susceptibles d’être utilisés dans la partition. De toute façon, mon attente sur la musique était claire : comme je le disais en préambule, il fallait une partition d’une grande énergie, d’une obstination permanente. A aucun moment Robicheaux ne renonce, malgré les obstacles et avertissements qui se dressent devant lui. La musique devait contenir cette détermination-là, mais sans être traitée de manière binaire, ni jazzistique, ni bluesy. Autre mission, servir de ciment entre hier et aujourd’hui, faire le lien entre les deux enquêtes, l’une sur le passé, l’autre sur le présent. Avec, par moments, une écriture très contemporaine, notamment sur les apparitions de soldats confédérés, mais sans recours à des effets électroniques. Je voulais que le fantastique ait l’air naturel, pas menaçant : comme si l’on entrait en douceur dans un monde parallèle. L’architecture musicale de Dans la brume électrique est simple : d’un côté, la partition de Marco Beltrami, de l’autre une sélection de chansons en guise de source music, chansons que j’ai moi-même sélectionnées, sans l’aide d’un conseilleur musical. Souvent, cette subdivision des tâches s’avère néfaste, elle peut faire perdre l’essence même du projet. En l’occurrence, Robicheaux écoute un jazz assez varié, souvent créole (Sidney Bechet, Omer Simeon) mais aussi de la musique cajun. Aux morceaux les plus ressassés de ce répertoire, j’ai préféré plusieurs titres de Michael Doucet, dont J’ai passé devant ta porte. C’est un récit d’échec et de mort, d’une grande tendresse et mélancolie, sans aucun pathos. Je tenais aussi à rendre hommage à Clifton Chenier, l’un des papes de la musique zydeco, qu’Alain Corneau avait utilisé dans France société anonyme. Dans la foulée du film d’Alain, Chenier avait donné un concert à Mogador, dont j’ai gardé un souvenir épatant. J’ai immédiatement choisi I’m coming home et I’m a hog for you… complétés par Slow horses and fast women par Nathan Williams, autre grande figure du zydeco. C’est très troublant : ce reste de chanson française qui se mélange à une influence noire, créole… en brassant boogies, valses, blues et gigues, avec des paroles françaises qui, au fil des générations, deviennent de moins en moins compréhensibles. Et puis, à un moment donné, la musique originale de Beltrami a rejoint l’idée de chanson. Les musiciens cajuns convoqués à l’enregistrement de sa musique adoraient la mélodie associée à Robicheaux : «Pourquoi on ne collerait pas des paroles sur ta musique ?» Marco a accepté, Dirk Powell a écrit un texte et l’a interprété : voilà comment ce thème instrumental est devenu une belle ballade, La Terre tremblante, sans être au départ destinée à une séquence précise. A l’arrivée, je l’ai utilisée à deux reprises, dont au générique fin. En définitive, il y a une répartition des rôles assez évidente : pour schématiser, les chansons sont celles du quotidien de Robicheaux, elles l’ancrent dans le réalisme ; la musique originale, en revanche, c’est davantage un portrait intérieur du personnage, une photographie de son paysage mental. Aujourd’hui, mon enthousiasme pour le travail de Marco grandit à chaque vision du film. Il a affiné Robicheaux, respecté ses zones d’ombre, mais aussi son humanité. Ce que Dave entreprend, il le fait par idéalisme. C’est un représentant de la décence ordinaire. Il n’arrive pas à contenir sa colère contre l’arrogance des criminels contemporains, «ces personnages cupides et maléfiques qui détruisent le monde dans lequel vous êtes né» comme les définit le général Bell Hood. Dans la brume électrique ne serait pas le même film sans la partition de Marco, sa pulsion d’énergie, ses rythmes heurtés, ses cuivres graves et dissonants, sa force lyrique aussi. Marco s’est fait connaître avec des films d’horreur et des productions de studio (Terminator 3, Die hard 4) : j’ai l’impression qu’il a envie d’explorer de nouveaux territoires, de déployer l’éventail de ses réelles possibilités. En ce sens, après Trois enterrements, 3 heures 10 pour Yuma et Mesrine, Dans la brume électrique lui permet de casser l’image forgée par les Scream, par exemple. Souvent, les compositeurs aiment être sollicités pour des aspects inattendus ou inemployés de leur personnalité… En l’occurrence, Marco est l’une des grandes rencontres de ce film. D’ores et déjà, je n’ai qu’une seule envie : continuer un bout de chemin en sa compagnie.

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